En mai dernier (2025), mon chéri et moi sommes partis au nord de Madagascar pour 2 semaines. Après une semaine autour de Diego Suarez, nous avons passé quelques jours à Ambanja. L’occasion de vivre une expérience géniale et authentique : une journée à vélo et en pirogue. Voici un super moyen de découvrir cette belle région préservée et authentique. Je vous raconte.
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Rejoindre Ambanja depuis Ankarana
Comment vous rendre à Ambanja ?
Pour découvrir le début de notre voyage, je vous invite à lire mon dernier article sur Diego Suarez. Je vous y partage mon programme de 2 semaines au nord de Madagascar, et toutes les infos pratiques. Le trajet pour rejoindre Ambanja est de 145 km depuis Diego, c’était la portion la plus longue du périple. Je pense que vous pouvez faire la route en taxi-brousse, bien que je n’ai pas trouvé l’info sur internet. Pour notre part, nous avions alors encore notre super guide Christophe et notre chauffeur Eric pour nous conduire en 3h30 environ.
Que faire sur la route Diego/Ambanja ?
La route étant un peu longue, nous avons fait quelques pauses pour rentabiliser au max le trajet.

Les sources d’eau chaude
Nous nous sommes d’abord arrêté à un petit village au milieu duquel se trouvent des sources d’eau chaude. C’était chou de voir les enfants tout fiers de nous montrer les lieux. Ils étaient morts de rire en voyant notre réaction à la température de l’eau. C’était une impro de notre guide, donc les lieux ne sont absolument pas aménagés. Pas de possibilité de se baigner, et c’est assez pollué aux plastiques malheureusement.
Le second spot était bien plus sympa, en pleine campagne. Pour accéder à l’unes de ces sources, nous avons traversé une zone bien marécageuse puant le souffre jusqu’à mi-mollets ^^. Un peu plus loin l’eau était super agréable et nous avons pu nous y baigner rapidement.
Les plantations de cacao
Nous avons visité l’une des nombreuses plantations de la région. La visite fut assez rapide, mais nous a permis de goûter les fèves de cacao à différentes étapes de maturité. On nous a expliqué la fabrication du chocolat, comment pousse la vanille, l’ylang ylang, etc.. Nous avons également goûté des fruits délicieux, dont un qui était un croisement entre la nectarine et la prune. Ce n’était pas spécialement une étape qui m’intéressait, mais cette version rapide, pas touristique pour un sous, était parfaite.
Ce fût aussi l’occasion de faire le plein d’épices : extrait de vanille, fèves de cacao, coriandre, muscade, combava…
Stop dans une école et petit malaise
Essayer d’aider…
Comme la première fois où je suis venue à Madagascar durant un mois, nous avons voulu ramener des vêtements jouets, fournitures à donner pour nous rendre utiles. Nous avons réussi à réunir quelques vêtements de différentes tailles et des stylos pour les enfants. Nous pensions les déposer à un village ou une famille pour qu’ils fassent la distribution eux-mêmes. Ce choix pour plusieurs raisons :
- Que les touristes et/ou blancs ne soient pas vus comme le « sauveur ». Ce qui nous paraît logique et indispensable pour ne pas nourrir la dynamique néo-colonialiste déjà bien présente.
- Nous n’avions pas énormément de choses à donner et n’avons pas la connaissance/position nécessaire dans le village pour les distribuer au mieux.
- Cela nous mettait mal à l’aise tout simplement.
Malheureusement, Christophe voulant bien faire nous a conduit dans une école. Notre venue était déjà un petit événement en soi. Nous nous sommes présentés face à 70 enfants intrigués et surexcités. Il y a eu une sorte de mouvement de foule des enfants qui se sont agglutinés pour avoir un petit quelque chose. Franchement, ça nous a brisé le cœur, mais vraiment. La maîtresse, dépassée, son bébé dans les bras, les rabrouaient avec une badine ce qui bien sûr a été choquant pour nous.
…maladroitement
Au début Christophe et la maîtresse ont voulu que l’on distribue nous-même ce que nous avions ramené. La stratégie était de donner en priorité aux enfants ayant des meilleures notes, ce que nous avons tout de suite refusé. Il n’était pas question de récompenser ou quoi, mais juste d’aider comme on le pouvait, en sous-marin, sans nous mettre en avant. On a fini par leur dire de faire des lots par famille, pour ceux qui en avait le plus besoin en fonction des tailles, et voilà. Le moment très cool a été la vidéo que nous avons faite avec eux. Néanmoins, nous sommes partis avec un sentiment bizarre et j’ai pleuré en partant. On en a pas mal parlé par la suite avec Christophe qui a compris notre posture. Il me semble vraiment indispensable de sortir de ce schéma de l’étranger qui apporte, qui solutionne, qui est la personne sur qui compter pour s’en sortir. Parce que ce n’est absolument pas le cas

Où loger à Ambanja ?
Nous avons beaucoup aimé le logement où nous étions, le Khair Lodge. Ce sont des petits bungalow double tout confort avec wifi. Le jardin y est superbe et le petit déjeuner (très simple) compris. Les caipis étaient excellentes, le restaurant pratique sans être extraordinaire non plus.
Mention spéciale à notre serveuse qui était super gentille et sociable, et avec qui nous avons bien papoté.
Comptez 24 euros pour un bungalow simple et 3,5 euros pour le petit déjeuner.
Je réserve ma nuit au Khair Lodge
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Journée vélo et pirogue
Voici l’une de nos plus belles journées, à la rencontre des locaux et de paysages magiques.


Le vélo : un moyen génial de découvrir Madagascar !
Nous sommes partis sur de super VTC. De quoi affronter 32 km de sentiers sableux, pavés et quelques montées bien senties.
La route était magnifique et nous a permis d’observer les rizières, le fleuve, et de nous arrêter aux petites gargotes de bord de route. Nous avons pu y goûter un gâteau de riz typique et boire le café. Puis nous avons fait un second arrêt pour goûter le fruit du raphia, super âpre.

Le fruit du raphia, trèèèès particulier^^
Tout le long de la balade, les paysages sont superbes. Nous avons passé un super moment avec Christophe et notre second guide pour la journée, Léonardo, qui nous a partagé plein d’infos sur la région.

Pirogue et cascade Ambobaka
Dernière étape avant la magnifique cascade Ambobaka : la pirogue ! En effet, c’est le seul moyen d’y accéder et cela rend la balade encore plus belle.
30 minutes suffisent pour arriver au niveau de la cascade nichée en pleine forêt. Nous y étions seuls et l’endroit est vraiment préservé. Une petite montée de quelques minutes permet d’accéder au premier niveau de la cascade. De nombreux bassins vous permettent de vous rafraîchir. Mais le meilleur endroit est le second niveau avec accès direct aux chutes, petits coins spa, rochers propices aux siestes et bassins pile poil faits pour s’y poser ! L’endroit est si beau et agréable qu’on a du y rester plus d’une heure. Nous avons fini la visite par une petit grimpe jusqu’au troisième et dernier pallier qui permet d’avoir une très belle vue.
Au retour, nous nous sommes de nouveau arrêtés à une gargote de bord de route ! Il n’y avait que des locaux évidemment et nous y avons mangé de tout petits poissons (plein d’arrêtes mais très bons) dans une sauce à la tomate et du riz. Et puis un petit gâteau de riz encore, parce qu’on a jamais assez de riz.

Petit verre pour finir en beauté
C’était notre dernier jour avec Christophe et Eric, et nous nous étions super bien entendu avec Léonardo. Du coup mon chéri a eu la bonne idée de payer une bière à tout le monde, ce qui nous a permis de parler de plein de choses : le tourisme à Mada, la situation du pays, le tourisme durable, leur projet de développement, et leurs anecdotes les plus drôles. Bref on a passé un super bon moment !
Inutile de vous dire que je me suis tapée des courbature de la mort le lendemain :).
Si vous voulez organiser une journée dans le coin à vélo, je vous conseille de contacter Christophe de ma part sur whatsapp : +261 32 63 777 66.
Transit vers Nosy Komba
Après une bonne nuit et notre dernier petit déjeuner à l’hôtel, nous sommes partis pour le débarcadère d’Ankify. De là, vous pourrez rejoindre Nosy Be, ou comme nous Nosy Komba. Pour Nosy Komba les bateaux doivent faire un détour, c’est donc au bon vouloir des conducteurs de bateaux et nous avons du attendre un petit peu. La traversée nous a coûté 40 000 ariary, soit 7,8 euros, et a duré 20 minutes environ. Nous avons du donner le nom de notre logement pour que le bateau nous arrête au plus près à Nosy Komba.
Cette seconde étape du nord de Madagascar était vraiment l’une des plus dépaysantes et agréables. Prendre le vélo est un moyen très sympa de prendre son temps et d’aller au plus proche des habitants. C’est vraiment une expérience que je vous recommande !
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