Voilà, mon voyage époustouflant à Madagascar touche à sa fin. Dans 5 jours, je serai de retour sur mon île d’amour ! J’ai beaucoup voyagé dans des pays très différents, mais je vous avoue que ce voyage m’a touché comme rarement. J’ai rarement autant ri, pleuré, été touchée et émue par une population.

Révoltée aussi par leur situation et les injustices qu’ils vivent au quotidien. J’ai été de surprises en émerveillements. Bref, vous l’aurez compris, j’ai laissé un bout de mon coeur à Madagascar. Et rien que de repenser à des bribes de mon voyage, j’en ai les larmes au yeux, ou un grand sourire aux lèvres. Je vais d’ailleurs écrire un article 100% consacré à mon ressenti de voyage. Car oui, un voyage à Madagascar bouleverse, mais c’est une expérience merveilleuse.

Les Malgaches ont besoin du tourisme, et c’est un pays qui a tellement à offrir. C’est pourquoi je vous partage ici tous mes conseils pour voyager à Madagascar. Car j’aimerai, à travers cet article, vous aider à dépasser les nombreuses idées reçues que l’on a en tant qu’étranger et vous donner envie de visiter ce magnifique pays. Retour sur un des plus beaux voyages de ma vie !

Organiser son voyage à Madagascar

J’ai beau avoir bien vadrouillé toute seule, dans mon imaginaire, un voyage à Madagascar était fastidieux. Cela nécessitait même obligatoirement de passer par un guide. Que nenni, j’ai trouvé très facile de voyager pour une femme seule ! Néanmoins, comme vous le verrez plus bas, je recommande de mixer voyage en mode baroude, et guide, pour avoir la chance de percevoir plus de facettes du pays. Concernant mon itinéraire, cela fera l’objet d’un article à part entière.

Combien de temps partir ?

Je vous conseille vraiment de partir trois semaines à un mois minimum ! L’île est tellement grande (légèrement plus grande que la France en terme de superficie), et offre tellement de paysages différents qu’il vous faudra pas mal de temps pour espérer en avoir un bon aperçu. C’est d’ailleurs la 5 ème plus grande île au monde.

Et surtout,  si vous voyagez en autonomie, prenez en compte les énormes temps de voyage. Ces derniers n’ont rien à voir avec les distances mais avec l’état des routes. Personnellement, pour chaque étape j’avais un ou deux jours de transit. J’ai remarqué que pour faire 400 kilomètres, il fallait en moyenne 9 heures. Donc ça peut mettre 8 heure comme 12h selon l’état de la route. Mais aussi la durée de la pause du midi, et la conduite du chauffeur. Mon article consacré à mon itinéraire arrive, cela vous permettra d’y voir plus clair.

Pour ma part je suis totalement satisfaite de mon choix de partir un mois. Si toutefois vous ne pouvez partir que 2 semaines, je vous recommande de vous concentrer sur une zone en particulier. Comme la région de Tuléar, Sainte Marie, la RN7 ou le nord avec Nosy Be.

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Quand partir à Madagascar ?

J’ai adoré partir à la fin de la haute saison, le 30 août. C’est la fin de l’hiver austral et donc les températures étaient parfaites. Pas trop chaudes au sud et pas trop froides (un peu quand même haha mais je suis frileuse) sur les hauts plateaux. J’ai même attrapé un bon rhume à Tana où je n’ai pas quitté mon sweat-jogging . Cependant, j’ai eu beaucoup de chance avec le temps. En effet, si pendant l’hiver austral vous limitez le risque de pluie, vous n’êtes pas à l’abri d’une pluie d’entre saison en août-septembre. Par exemple il y a quelques jours, il a grêlé au village Zafimaniry ! Dingue.

De plus, il faut savoir que la saison des pluies qui dure de fin octobre à mars environ, rend de nombreuses pistes et parcs nationaux inaccessibles.

Enfin, autre avantage de partir en septembre, c’est que je n’ai rencontré quasiment aucun touriste ! Et ça, mais quel kiffe. C’est seulement à Isalo et Anakao, plus touristique, que j’ai les ai croisé en nombre.

Conseils pour voyager à Madagascar : l’assurance voyage

Vous le savez, si vous partez plus de trois semaines, votre voyage n’est plus assuré par la banque de la carte avec laquelle vous avez payé votre billet d’avion. Donc assurance voyage obligatoire ! Surtout si vous voyagez dans des pays où les soins coûtent chers (Etats Unis) ou sont peu accessibles et nécessitent un rapatriement (Madagascar). Pensez qu’en cas de gros pépins, c’est votre famille qui casquera. Du coup, très important comme conseil pour voyager à Madagascar : prenez une assurance voyage !

Pour ma part,  je fais depuis toujours confiance à Chapka Assurance qui m’a suivi durant mon tour du monde, au Kenya, en Tanzanie, au Sénégal et à Madagascar ! Le gros plus est leurs formules adaptées à tous les profils de voyageurs : PVT, tour du monde, voyage de moins de 3 mois, mission humanitaire, stage, travail… J’ai pour ma part pris la formule pack assistance 24/24 (moins de 3 mois de voyage).

Par chance, je n’ai jamais eu de gros soucis, mais leurs services sont réactifs et les équipes jeunes et super sympa.

N’hésitez pas à aller faire un tour sur leur site afin de choisir le forfait le mieux adapté à votre situation.

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Si vous souscrivez à votre assurance via ces liens, je recevrai une petite commission mais vous ne paierez pas plus cher. Merci d’avance, cela m’aide à continuer mon blog! 🙂

Que prendre dans sa valise ?

Côté vêtements

Je suis partie avec deux shorts, un jogging et un pantalon large léger. Côté hauts, 4 t-shirt, une brassière de sport, un t-shirt à manches longues et un sweat, et enfin une parka. Eh bien croyez moi que j’étais super contente d’avoir emporté des affaires chaudes car je ne les ai pas quitté à Tana et Fianarantsao. Globalement pour les femmes, essayez d’opter pour des vêtements sobres, pas trop décolletés, ni ras les fesses. C’est ce que font les femmes locales alors je trouve normal de s’adapter, et vous attirerez moins l’attention.

Côté santé

Veillez à prendre votre traitement anti palu (voir chapitre sécurité/santé) et une pharmacie de base (ce que j’ai totalement zappé de faire ^^). Si vous le souhaitez des pastilles pour la purification de l’eau ou gourde filtrante peuvent être une bonne alternative à l’eau minérale en bouteille. Et n’oubliez pas une bonne crème solaire coraux friendly.

Côté accessoires

  • Des chaussures de marche et des tongs, masque et tuba si vous allez sur les côtes.
  • N’oubliez pas frontale et piles car dans la campagne ou sur les îles, tout marche au solaire et il n’y a pas forcément d’électricité le soir.
  • Eventuellement une pochette ventrale pour vos cartes, grosses sommes. A savoir que la monnaie est tellement faible que vous pouvez vite vous retrouver avec d’énormes liasses. Moi je répartissais dans différentes cachettes, éventuellement le soutif ^^.
  • Serviette en micro fibre
  • Cadenas, même si généralement ils peuvent vous en prêter pour les casiers
  • Pas besoin de sac à viande ou de moustiquaire tous les logements en sont dotés et la literie a toujours été impeccable où que j’ai été !
  • Pas besoin d’adaptateur, les prises sont les mêmes qu’en France

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La 4G et Wifi

Pouvoir travailler sereinement était un peu ma crainte car étant rédactrice et community manager en freelance, pas de vraies vacances pour moi. J’avais fait le nécessaire pour m’alléger et programmer au maximum,  mais je voulais pouvoir être réactive en cas d’urgence ou de demandes intempestives. Eh bien digital nomad, rassurez-vous, la 4G est bien là. J’ai pris une sim local et utilisé au total 50 giga en un mois avec l’opérateur Telma. Alors oui, durant les étapes les plus isolées et sur la route j’avais peu, voire pas internet, mais pas plus de deux jours et cela n’a pas du tout nuit à mon travail, ça a même fait le plus grand bien. J’ai même pu accepter deux trois petites missions imprévues. Par contre la wifi des hôtels ne fonctionne jamais, sachez-le.

Vous pourrez sans problème prendre votre sim à votre arrivée à  l’aéroport, cela prend 15 minutes à peine. 25 giga coûtent 125 000 ariary. Pensez à prendre également un petit forfait téléphone en plus, personnellement j’ai pris 45 minutes pour 10 000 ariary. Dans tous les petits villages, même isolés, vous trouverez des petites cahutes Orange ou Telma pour re-créditer votre téléphone.

Le visa pour Madagascar

Il se prend à votre arrivé. Il vous en coûtera 35 euros pour une durée de maximum un mois, et 40 euros pour une durée allant d’un à deux mois

Change et argent

A mon arrivée j’avais 500 euros : 40 euros pour le visa de plus d’un mois, et j’ai changé le reste à l’aéroport. Je me suis trimballé avec une liasse, je ne vous raconte pas. Car autant au distributeur vous pouvez choisir d’avoir le moins de coupures possible, autant à l’aéroport quand vous faite le change ils vous refilent tous leurs billets de 5000. 5000 ariary équivalent à un peu plus d’1 euro, je vous laisse imaginer.

Un conseil trèèès important si vous prenez les services d’un guide, ne faite pas un virement international via votre banque. Pour moi c’est encore à l’heure où j’écris une galère pas possible. En effet,  quasiment 20 jours après mon virement et que mon compte ait été débité, mon guide n’a toujours pas reçu l’argent alors que la prestation est finie depuis plusieurs jours.  Sa banque a reçu l’argent après nous avoir dit qu’il n’en trouvait aucune trace (panique à bord).  Finalement ils ont l’argent mais il est bloqué pour une erreur, que ma banque est censée avoir corrigé par deux fois…

J’ai beaucoup de chance d’être tombée sur Miora très compréhensif mais ça me met dans une position de merde, j’espère que ça va vite être réglé avant mon retour. Bref, si vous devez faire un paiement et voulez éviter de trop payer en frais de retrait, on m’a conseillé Wise que je n’ai pas testé mais par lequel je passerai la prochaine fois.

EDIT : c’est bon 20 jours après, mon guide a ENFIN reçu son paiement…

Conseils pour voyager à Madagascar : en autonomie ou avec un guide ?

Un voyage en autonomie facile

Vous le savez, j’adore voyager seule et en totale autonomie. Il n’y a rien de plus qui m’hérisse le poil que de voir des troupeaux de touristes qui se déplacent en bus privé avec clim et n’ont quasi aucun contact avec la population. J’ai été heureuse de ne croiser quasiment aucun touriste et d’être la seule dans les Taxi Brousse. De plus, j’ai eu la surprise de trouver le voyage en solo très facile, juste long et fatiguant. On vous renseigne toujours, il y a toujours une solution. Et une fois que l’on a compris qu’il faut prévoir une journée pleine pour 7h de taxi brousse, on ajuste son programme en conséquence^^. J’ai toujours été super à l’aise partout où j’ai été et ai fait une tonne de rencontres géniales.

Mais une expérience approfondie avec un guide

Après 15 jours de vadrouille seule, deux bateaux et 11 taxi brousse.  Et surtout après d’innombrables heures sur les routes, je vous avoue que j’étais contente de retrouver mon guide Miora de Namiouh DAGO tour. C’est un gain de confort et de temps. Mais c’est aussi l’opportunité inestimable d’être au plus proche des populations et de voyager hors des chemins touristiques. De plus, Miora a été d’une patience d’ange. Il m’a énormément aidé pour construire mon itinéraire (qui n’a fait que changer) même en dehors de sa prestation. Enfin, si vous avez peur de voyager seul à Madagascar, c’est aussi un plus niveau sérénité. Sans compter qu’il m’a super bien cerné et j’ai vécu des moments uniques grâce à lui. C’était vraiment comme si un pote me faisait découvrir son pays, car on s’est super bien entendu. Il m’a permis d’en apprendre énormément sur Madagascar et ses habitants.

Enfin détail non négligeable, Miora est une personne très impliquée dans son pays et a grand coeur. Il est sensible à toutes les problématiques que Madagascar rencontre : environnement, problème économiques et sociaux… ainsi nous étions vraiment en phase dans la façon de voyager et c’était pour moi essentiel !

Son site

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Conclusion

Alors seul ou avec un guide ? Les deux ! Si vous n’êtes pas un voyageurs averti, commencez peut être avec un guide. En tout cas moi j’ai adoré pouvoir combiner les deux, je suis archi satisfaite de mon programme. Pour une question de coût je ne pouvais de toute façon pas me permettre un mois de guide en étant seule. En tout cas , quel que soit votre choix, offrez-vous le cadeau de prendre un guide (enfin par n’importe quel guide, Miora ^^) à un moment ou un autre. Moi qui était réticente, ça a énormément enrichi mon expérience

Pour 8 jours tout compris, j’en ai eu pour 1245 euros. A savoir : le 4×4, l’assurance, le carburant, le chauffeur et les différents guides locaux. Les entrées au parc, le petit déjeuner et les logements. Ainsi que le retour à vide et le logement du chauffeur, de l’éventuel guide. Mais aussi les porteurs/cuisiniers pendant les treks et bivouac, et le matériel de camping. Bref, tout est compris sauf l’eau et les repas en dehors des treks. Bien sûr vous trouverez toujours moins cher, mais j’ai fait le choix de me faire un beau cadeau et de prendre le guide que tout le monde me recommandait les yeux fermés. Je n’ai pas eu une seule panne, pas un seul accroc ! C’est le meilleur choix que je pouvais faire.

Pourquoi partir à Madagascar ?

Les Malgaches

Il n’y a pas un peuple malgache, mais 18 ethnies malgaches.  Chacune a ses croyances, fady (interdits), culture, musique et danse. Mais si il y a bien un point commun entre toutes, c’est une bienveillance, une chaleur et un courage qui m’a touché en plein coeur. Ils travaillent si dur, portent des charges de fou sur la route en plein soleil. Ils retournent la terre des rizières, parcourent des kilomètres de pistes par tous les temps. Et malgré tout cela, ils trouvent dans leur coeur la force de vous faire un sourire et de grands coucou qui illuminent votre journée.

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De ce que j’ai pu voir, j’ai eu l’impression d’un peuple foncièrement doux et gentil. Respectueux et bienveillant, résilient et courageux.  J’ai très facilement pu établir le contact, notamment avec les enfants. C’est vraiment ce que j’aime le plus durant mes voyages. Pour être totalement transparente avec vous, on me prenait souvent pour une Malgache. Est ce que cela a joué pour tisser des liens plus rapidement ? Peut-être. Comme très souvent durant mes voyages, mon métissage est une force et me facilite grandement le rapport aux différentes populations. Mais ce sentiment est bien souvent partagé par tous les voyageurs que j’ai rencontré qui ont la même attitude ouverte et souriante !

Les paysages variés incroyables

Durant mon voyage, je suis passée du désert aux hauts plateaux,, des forêts denses aux rizières vertes fluo. Mais aussi de la brousse à la terre rouge, des îles paradisiaques aux canyons avec des oasis. Vous l’aurez compris, si vous aimez la nature et les randonnées, c’est une destination en or. Quand vous voyagez à Madagascar c’est comme si vous visitiez plusieurs pays en un.

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La faune endémique

Madagascar est un pays d’une richesse naturelle incroyable et  riche en espèces endémiques. Ainsi j’ai pu voir durant mon voyage de nombreuses sortes de lémuriens et de caméléons. Des baleines en plein saut, des oiseaux endémiques, de superbes fonds marins. Mais vous pourrez également observer des crocodiles, des énormes anguilles. De nombreuses espèces de serpents dont des boas, des requins baleines, dauphins, tortures de terre et de mer..

Bref, les amoureux des animaux seront con-quis !

Une culture riche

Comme je vous l’ai dit, le pays a une histoire très très riche. Un peuple métissé qui a connu plusieurs vagues d’immigration venant de Malaisie, d’Afrique, d’Europe. Tout cela donne un mélange magique au niveau musical, danse, art, et gastronomie. Car oui, j’ai très bien mangé à Madagascar. Ceci même si, je ne vous le cache pas, j’ai mis mon régime végétarien entre parenthèse le temps du voyage.

Cela pour trois raisons :

  • je suis trop curieuse pour ne pas goûter les spécialités
  • c’est dur de manger végétarien ici et ça fait chier tout le monde^^
  • la nourriture, c’est un important facteur d’intégration. Ainsi, c’est un choix personnel mais, manger ce que les habitants me préparent et les mêmes plats qu’eux me paraît plus respectueux. Surtout dans un pays où la famine est une réalité.

Je consacrerai un article dédié à la gastronomie malgache !

Un pays intense…

Je ne vais pas vous mentir, voyager à Madagascar, à moins d’être totalement coupé de la réalité dans son bus climatisé et son hôtel de luxe, ça bouleverse. J’ai pleuré de voir tant de sourires malgré une pauvreté extrême. De voir une petite fille réclamer de l’eau sur le bord de la route et me faire le plus beau des sourires quand je lui ai donné la mienne. J’ai pleuré le soir après avoir partagé des fous rires avec des enfants dans un état déplorable. Mais aussi après la distribution de riz, de voir des petites mamies se jeter à terre pour trois grains de riz mélangés à la terre et aux crottes de souris.

J’ai aussi été extrêmement indignée de toutes les histoires de corruption permanente, de voir ces gens totalement abandonnés à leur sort. Moi je n’ai rien ressenti de tout ça, mais les histoires d’injustices sont quotidiennes ! On ne supporterait pas le 1/5 de ce qu’ils subissent au quotidien. La population n’est aidée pour RIEN, alors même que le covid et les cyclones ont fait des ravages au niveau économique et social. Quand je vois les français qui crient à l’injustice pour un rien, un voyage à Madagascar les feraient redescendre direct.

Ah oui et si vous ne le saviez pas, Madagascar est un pays possédant des richesses naturelles incroyables. Saphir, nickel, or, bois précieux… Et devinez qui exploitent tout ça contre achat des terrains au gouvernement ? Les Sri Lankais, les Occidentaux,  les Chinois…la population malgache n’en voient pas la couleur. Bref, si vous avez un soupçon d’humanité et d’empathie, et que vous vous intéressez vraiment au pays, vous serez révolté. Mais c’est la réalité du monde et de beaucoup de pays sur cette terre. Si tout le monde en avait conscience au lieu de se regarder le nombril en permanence et de ne penser qu’à soi, le monde irait peut être un peu mieux.

…plein de paradoxes

A côté de ça, il y a des choses positives à souligner. Par exemple il y a de nombreux parcs naturels préservés, également les baleines sont bien protégées (plus qu’à la Réunion). La population première de l’île, un peuple de pygmés nommé les Mikea, vivent encore dans les forêts de l’ouest. Apparement sans être influencés par le monde moderne. Ca m’a ravi. Pour combien de temps encore, je ne sais pas …

Et puis durant ce voyage j’ai ri, énormément. J’ai eu le sourire aux lèvres quasi en permanence. Dansé comme une folle et partagé des moments de communion avec les enfants incroyables. J’ai été émerveillée en permanence par la faune et les paysages incroyables. Je me suis régalée des légendes, traditions et cultures, si différentes de la nôtre.

Bref, un voyage à Madagascar, c’est très intense ! (Bon à part si vous poser votre cul deux semaines à Sainte Marie hein ^^)

Informations utiles sur Madagascar

Voici quelques informations en vrac que je juge utiles de vous partager pour une meilleure immersion ;-).

Les fady

Vaste sujet que les fady ! Ce sont tous les interdits liés à la religion animistes pour la plupart. Ils diffèrent selon les ethnies et il peut être difficile de s’y retrouver tant ils sont nombreux. Mais attention, les Malgaches les prennent très au sérieux et c’est un manque total de respect que de les ignorer.

Le fady que vous retrouvez partout est de ne pas montrer du doigt. On montre le poing fermé car sinon c’est un manque de respect. De nombreux fady portent sur ce que l’on peut tuer et manger, ou non. Par exemple, les pintades sont fady pour l’ethnie des Barra. Heureuses soient les pintades ;). L’histoire voudrait qu’un oeuf de pintade, en éclatant sur la braise, fit un bruit tellement semblable à un coup de fusil que cela fit fuir des voleurs de zébus et sauva l’homme en plein repas. J’ai plein d’histoire comme celle-là, je suis fan

A contrario, il y a des fady qui ne prêtent pas du tout à sourire, comme celui des jumeaux qui portent malheur et « oblige » les parents à abandonner le dernier né.

Je n’arrêtais pas de me dire qu’il faudrait écrire un livre relatant tous ces fady, légendes et histoires relatées de générations en générations. Mais ne vous inquiétez pas, vos différents guides locaux vous permettront d’éviter les impairs !

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Quelques mots en malgache

Même si de nombreux Malgaches parlent français, surtout en ville, ils apprécieront que vous fassiez l’effort de leur glisser quelques mots dans leur langue. Voici quelques expressions qui m’ont le plus servie 🙂

  • Salama  : Bonjour
  • Beloma [Belouma] : au revoir
  • Misaotra [Misotcha] : merci
  • Betsaka [Betsek] : beaucoup
  • Tsara : bon
  • Mazotoa [Manztou] : bon appétit
  • Mora Mora : doucement
  • Vola : argent

A savoir que quand on ajoute « be » après un mot ça veut dire « beaucoup », par exemple « tsara be » veut dire très bon

Quand on ajoute « ve » ça transforme en une question, par exemple « Tsara ve ? » signifie « c’est bon ?  »

Guide du taxi brousseur

J’ai adoré prendre le taxi brousse, pour moi cela fait partie de tout voyage à Madagascar ! Vous êtes obligé d’en prendre au moins un. De plus, c’est le meilleur moyen d’être au contact de la population et de sa vie quotidienne.

A savoir avant de voyager en taxi brousse (TB pour les intimes)

  • Pauses pipi régulières, que l’on peut solliciter si besoin. Et là c’est comique, les femmes vont essayer de se cacher un minimum et les hommes pissent en ligne au bord de la route. On oublie toute pudeur haha.
  • Prenez des écouteurs, car parfois la musique est top et vous découvrirez plein de musiques locales (shazamage intense), et parfois c’est du Johnny Hallyday et du Céline Dion. Je déconne j’ai eu bien pire.
  • Vous vous arrêterez systématiquement à la pause de midi dans un hotely plus ou moins bon. C’est du rapide, tout doit être englouti en 30 minutes. Sinon vous pouvez en profiter pour acheter la street food ou des fruits sur le bord de route, ce que je faisais souvent.
  • A chaque arrêt dans les villages, de nombreuses vendeuses de snack se précipiteront aux fenêtres, voire dans le taxi brousse. Au programme : pilon de poulet, mini langouste oui oui, beignets, arachides grillées, mais, poisson frit, orange, bananes, chips…
  • Les bagages volumineux sont mis sur le toit, protégés avec une bâche et bien ficelés
  • Sachez qu’excepté pour Cotisse et les grands axes principaux, les TB ont tendance à partir une à deux heures après l’heure annoncée. Pas de stress donc…
  • Essayez de prendre une des deux places à côté du conducteur, ce sont celles où il y a le plus d’espace pour les jambes. En effet, on vous demande de choisir votre place quand vous réservez votre trajet.
  • Prenez un masque chirurgical, pas pour le covid mais pour vous protéger de la terre des pistes ou de la pollution dans les grosses villes. Ca rend souvent l’air irrespirable pour nous, fragiles occidentaux ^^. Et personnellement ça me déclenchait des quintes de toux.
  • Sachez que les pannes sont très fréquentes. Pour l’instant je n’en ai eu aucune, je touche du bois mais tout le monde m’a dit que j’avais été super chanceuse . En tout cas évitez de prévoir un taxi brousse le même jour que votre avion, mieux vaut se prévoir une marge.

Les règles à suivre pour un meilleur voyage !

  • ne prenez jamais de taxi brousse de nuit (bon sauf pour prendre le bateau pour sainte marie, depuis Tamatave à Sonierana qui est à 3h du matin)
  • essayez de ne pas faire plus de 7-8h de taxi brousse. Ceci pour votre confort, mais aussi parce que les chauffeurs sont souvent fatigués et rarement relayés.
  • auparavant la compagnie Cotisse était systématiquement conseillée, même dans le guide du Routard. Mais sachez que des accidents ont eu lieu dernièrement et que l’état de leur flotte se dégrade. Privilégiez Sonatra ou Soatrans. Effectivement, j’ai trouvé la conduite des chauffeurs bien plus prudente et le confort égal, voire supérieur ,aux TB Cotisse.
  • réservez vos trajets sur les axes importants deux trois jours à l’avance aux gares routières. De même pour le bateau.

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La sécurité à Madagascar

Voilà un vaste sujet… Je pense que 80% des personnes qui savaient que je partais seule à Madagascar avec trois semaines en autonomie ont flippé pour moi. Je ne compte pas les « fais bien attention à toi », « sois prudente » etc. Et je ne peux pas dire le contraire, on entend des histoires affreuses, le pays vit des drames comme nous n’en avons jamais connu, des injustices qui me tordent le ventre, des horreurs de trafic d’organes, d’enfants

La violence est présente oui. Après elle touche bien plus les résidents que les touristes, surtout si on respecte les règles élémentaires. Bien sûr, comme partout, le risque est là, les gens sont TRES PAUVRES, le SMIC est de 50 euros par mois, alors nous sommes des cibles, c’est normal.  Je m’étonne plutôt de la droiture des malgaches que j’ai croisé. Combien de fois on m’a aidé, rendu de la monnaie, alors que j’avais trop donné. Pas une fois on a tenté de m’arnaquer. Il y a une part de chance bien sûr, mais moi ce qui m’a marqué c’est le respect, la bienveillance, et le sourire des malgaches. Pas leur violence, leur colère ou leur désespoir, et pourtant ils auraient toutes les raisons de l’être.

Sincèrement, à l’heure où j’écris ces lignes, pas une seule fois je me suis sentie en danger ou même mal à l’aise, au contraire.

Conseils pour voyager à Madagascar : mes règles de sécurité

Voici quelques conseils pour voyager à Madagascar que j’ai suivi et qui, je pense, vous aideront à vivre un voyage serein : 

Au quotidien

  • adaptez-vous à votre environnement : si je vois des gens sortir leur smartphone, je sors le mien. Si je suis en ville avec des gens qui ont des lunettes de soleil, je les sors (pas de marque, j’en ai pas haha). Sinon je fais comme les gens autour de moi par respect.
  • n’affichez aucun signe de richesse : pas de marque, pas de bijoux, soyez discret en sortant votre argent ou avec votre appareil photo en ville. Je trouve que c’est de toute façon une règle de bienséance, vous êtes dans un pays où une partie de la population crève de faim, faites profil bas c’est tout.
  • ne jamais sortir la nuit seule
  • en ville mettez vos affaires dans un coffre-fort ou à la réception. En campagne j’ai remarqué que c’était plus chill mais j’essayais de sécuriser mes affaires au maximum.
  • pour les longs trajets durant lesquels j’avais beaucoup de cash (je parle de 100 euros hein, mais à Madagascar c’est énorme) je répartissais la tune dans une pochette ventrale et dans différentes cachettes.
  • ne rien laisser de valeur dans son backpack ou sac non surveillé
  • et voir les règles du taxi brousseur plus haut

Côté santé

  • Il est fortement recommandé de prendre un anti palu, surtout si vous allez au sud-est ou en saison des pluie. Après c’est un choix personnel car les effets secondaires peuvent être handicapants. Si vous optez pour l’anti palu, la Nivaquine n’est pas recommandée car pas assez puissante. Le plus adapté est la Malarone ou mieux, son générique 5 fois moins cher. Moi je l’ai très bien supporté. A prendre le jour de votre arrivée ou la veille, et une semaine après votre retour. Sachez également que l’artemesia est une plante endémique reconnue dans la lutte contre le paludisme mais non exploité en occident…
  • Ne buvez pas l’eau du robinet évidemment, même si les Malgaches en rigolent. On est des fragiles c’est tout, il faut l’accepter haha.

Soyez ouvert, souriant, respectueux, vivez votre voyage à fond. Et ça peut paraître con, mais ne lisez pas les actualités. Vous verrez des horreurs parfois sorties de leur contexte ou amplifiées qui ne feront que vous inquiéter pour rien. Par contre si vous êtes flippé, vous pouvez vous inscrire sur le fil d’Ariane. Ce site mis en place par France Diplomatie permet d’avertir ses ressortissants de tout problème,  et de « tracer » leur voyage.

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Combien coûte un mois à Madagascar ?

Si vous voyagez en autonomie ou à plusieurs, un voyage à Madagascar ne vous coûtera pas nécessairement cher. Cependant attention, le coût d’un voyage à Madagascar n’a rien à voir avec le niveau de la vie ici. Les dortoirs coûtent entre 5 et 10 euros, et les chambres plutôt entre 15 et 25 euros. Voyager en taxi brousse et manger dans les hotely (gargottes) et la street food ne coûte rien. Par contre les parcs peuvent vite chiffrer car à chaque fois, en plus de l’entrée, vous devez obligatoirement prendre un guide local. C’est un moyen de faire travailler la population locale, ce que je trouve très bien.

Clairement, mes trois semaines en autonomie m’ont coûté un peu moins cher que les 8 jours avec mon guide. Oui mais avec mon guide j’ai pu en profiter deux fois plus car j’avais plus de temps pour les activités (moins dans les transports). Ainsi, j’ai expérimenté un voyage plus « poussé », aussi bien dans les rencontres que pour les lieux que j’ai pu visiter.

De tout façon, ce voyage était clairement un cadeau que je me faisais après un année de travail très intense.  J’ai pris des chambres individuelles plutôt sympa mais pas luxueuses, souvent parce que j’avais besoin de calme pour bosser. Mais aussi plusieurs dortoirs pas chers quand j’étais en transit.  De plus, j’ai un petit appétit, donc avec les énormes portions  qu’ils vous servent ici, un seul repas me suffisait souvent. J’ai beaucoup donné de tips, refusé qu’on me rende la monnaie, peu négocié les prix. Juste parce que ça me paraissait indécent de finasser. Et puis comme dit, on n’a pas trop essayé de m’arnaquer. Enfin, côté activités je me suis vraiment fait plaisir : trois sorties bateau, safari baleine, 4 parcs, un bivouac, du surf, je n’ai pas arrêté.

Concrètement à l’heure où je vous parle j’estime mon voyage à environ 3000 euros pour un mois, tout compris assurance, avion, visa etc.  A savoir que la section avion comprend celui de la Réunion à Madagascar et mon vol interne de Tuléar à Tana. Est ce que ça les valait ? Ooooh que oui 🙂

La répartition de mon budget

Voici la répartition que j’ajusterai à mon retour si besoin :

Comme j’ai souvent mangé là où je dormais, je n’ai pas pu distinguer les logements des repas. Mais ce sont clairement les logements qui pèsent une part non négligeable dans le budget. Vous pourrez réduire la facture en dormant systématiquement en dortoir.

 

Voilà je pense que j’ai à peu près fait le tour de mes conseils pour voyager à Madagascar. Désolée pour cet article à rallonge et peut-être un peu décousu. Mais j’ai vraiment essayé de tout condenser pour vous aider au mieux, et répondre au maximum à vos interrogations. Si vous en avez d’autres, n’hésitez pas à me les poser en commentaire. On se retrouve vite pour la suite de la série Madagascar !