Ile Maurice ou ile Rodrigues ? Voici une question qu’il est légitime de se poser, sachant que Rodrigues fait partie de la république de Maurice. La question est selon moi vite répondue : Rodrigues sans aucune hésitation. Ceux qui ont lu mon article sur l’Ile Maurice comprendront…
Retour sur 7 jours de voyage sur cette magnifique petite île ! Je ne vais pas vous mentir, ce fût 7 jours de poisse et de galères (que je vous raconte plus bas), mais qui ne m’ont pas empêché de voir tout le potentiel du pays haha. Alors quoi faire à Rodrigues ? Où loger ? Que prévoir pour un voyage bien organisé ? (Pas comme nous), je vous dis tout !

En savoir plus sur l’ile Rodrigues
J’ai bien l’impression que peu de personnes (en dehors des habitants de l’archipel des Mascareignes, dont la Réunion fait partie) connaissent l’île de Rodrigues. Pourtant, c’est selon moi une île qui vaut mille fois plus le détour de l’île Maurice ! Pour son authenticité, pour ses paysages encore préservés (pas de gros resort dégueulasse ou de plages privées à tout va) et son côté aventure et nature, bien plus protégée qu’à Maurice. Ce n’est pas très difficile en même temps. On entend bien souvent que l’île rappelle Maurice, avant que tourisme de masse ait tout gâché.
Où se situe l’ile Rodrigues ?
Bien que Rodrigues fasse partie de la république de Maurice, elle se situe à 583 km à l’est de l’île Maurice. L’île est donc assez isolée.
Quels paysages trouve t-on à l’ile Rodrigues ?
Le principal atout de cette ile est son immense lagon, d’une superficie deux fois plus important que les terres émergés. Magnifique et préservé, le lagon permet de pratiquer le snorkeling en toute sécurité grâce à la barrière de corail qui l’entoure. Il permet aussi de belles sessions de kite surf en cas de vent, et il y en a souvent !
Les plages sont restées sauvages et c’est ce qui fait tout leur charme. Un petit relief montagneux culminant à 398 mètres (ça change de la Réunion ;)) permet également de belles balades et points de vue sans trop se fatiguer.

L’histoire de Rodrigues
L’île fut une colonie française de 1725 à 1809. Toute l’histoire vous est très bien expliquée à la réserve François Leguat dont je vous parle plus bas. Rodrigues fut rattachée administrativement à l’île Maurice lorsqu’elle devint une colonie britannique en aout 1809, mais ce n’est qu’en 1968 qu’elle fit réellement partie de l’Etat de Maurice, suite à son indépendance.
Comment aller sur l’île Rodrigues ?
Comment trouver des vols abordables vers l’île Rodrigues depuis la France ?
Si vous voulez visiter l’île depuis la métropole, il vous faudra passer par l’île Maurice obligatoirement. C’est pourquoi pas mal de voyageurs vont à Maurice pour le chill et les beaux hôtels, et font un saut à Rodrigues pour le côté nature et authentique. Du coup, les billets ne sont pas donnés, comptez entre 1200 et 1700 euros.
Depuis la Réunion
Air Austral propose des vols directs de 2 heures tous les jeudis. Je vous conseille fortement de prendre ces vols, parce que les longues heures d’attente dans le petit aéroport de Maurice ne passent pas franchement vite.
Nous avions eu nos billets à 317 euros AR avec bagage en soutes (enfin ça, c’était avant les multiples drames à venir^^) grâce à une offre, mais sinon les prix tournent autour de 435-480 euros.
Mes conseils pour un voyage à Rodrigues réussi
Ayant énormément de travail et étant une voyageuse aguerrie adepte de l’impro (lol), j’ai totalement négligé la préparation du voyage. ERREUUUR, On l’a payé cher je vous l’avoue. Voici donc quelques infos à avoir en tête avant de partir.
Quelle est la meilleure période pour visiter l’ile Rodrigues ?
Entre mai et octobre ! Nous sommes partis mi-avril, pas la meilleure saison puisque cela correspond à la saison des pluies. Cependant, pour ma défense, nous avons vraiment manqué de chance sur la météo car les potes partis avant et après ont eu un super temps. Pour être sûr, préférez partir entre mai et octobre : moins de vent, peu de pluie et des températures moins étouffantes.
Quels sont les meilleurs hôtels pour séjourner à l’île Rodrigues ?
Surtout ne faites pas comme nous et ne logez pas à l’ouest. Si vous avez un scooter h24, les déplacements se font plutôt bien, mais sachez que vous aurez besoin du scooter pour tout : resto, course, balades et plages. Il est donc bien plus agréable de loger dans l’est, sur Anse Mourouk et Gravier principalement.
Ainsi, vous pourrez vous faire des petits restos le soir et aurez accès à de très belles balades et aux plus belles plages, le tout à pied.
Mon choix de logement à la Baie des huîtres était vraiment très décevant sur Airbnb donc je ne vous le conseillerai pas. Cependant, voici quelques exemples qui me paraissent top :
Sinon, voici la carte des logements disponibles pour trouver votre bonheur :
Si vous réservez votre logement via ces liens, je recevrai une petite commission mais vous ne paierez pas plus cher. Merci d’avance, cela m’aide à continuer mon blog! :)
Si vous avez des logements à recommander en commentaire, n’hésitez pas !
Comment se déplacer à Rodrigues ?
A Rodrigues le scooter est roi ! On sillonne toute l’île en 40 minutes. Il faut savoir que peu importe la direction dans laquelle vous allez, il vous faudra passer par le centre de l’île à Mont Lubin. Et pour y aller, ça monte, fort. Oubliez le vélo (même électrique, on a testé et pas approuvé).
Sauf que… vous allez avoir besoin du permis moto pour tous les scooters, même 50CC. Il s’avère que si les conditions de location étaient vraiment à la cool il y a quelques années, mais ce n’est plus vraiment le cas aujourd’hui. Ainsi, nous n’avons essuyé que des refus lorsque nous avons tenté de réserver un scooter sans le permis moto.
Seule solution, faire appel à Hervé d’ElectRod. Seul loueur de l’île à proposer des scooters électriques, qu’il est cette fois ci possible de conduire sans permis ! Sauf que… nous avons bien sûr réservé au dernier moment et il ne lui restait qu’un scooter de dispo pour deux jours. Deux jours merveilleux de liberté haha. Soulignons que Hervé est vraiment chill et très arrangeant, il fera tout pour vous aider.
La conduite d’un scooter électrique est vraiment hyper facile et fluide, même en conduisant à gauche. (Oui car à Rodrigues on conduit à gauche !). Et mine de rien, ça envoie bien dans les montées ! Là bas, pas de stress, vous laissez les clés et les casques sur le scooter, vous êtes à peu près sûrs de les retrouver à votre retour.
Pour résumer : si vous n’avez pas le permis moto, réservez un scooter bien à l’avance auprès d’Hervé au +230 57 50 49 65
Prix : 20 euros/jour !

Que voir sur l’île Rodrigues en 7 jours ?
Comme je vous l’ai écrit précédemment, notre séjour a été particulièrement corsé. Je vous partage tout de même mon programme qui, sans poisse, aurait été parfait. La période précédent le voyage a été extrêmement chargée en travail, et beaucoup de mauvaises décisions ont été le fruit d’un freestyle total par manque de temps. Mais si vous avez un beau temps, à vous les petites randos, le snorkeling, la plage et la plongée pour ceux qui pratiquent.
Ne manquez pas également le marché de Port Mathurin du dimanche ! Je ne sais plus quand on l’avais casé, du coup je vous le mets là. Vous y trouverez de l’artisanat mais aussi les fameuses tourte de Rodrigues (coup de cœur pour le parfum chocolat). A goûter absolument.
Du coup, je vous conseillerai de rester à Rodrigues 5 à 7 jours tout de même, pour avoir le temps de profiter de toutes ces merveilles.
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Jour 1 : L’arrivée cocasse qui donnait le ton pour la suite
On va commencer directement dans le vif su sujet : on a loupé l’avion ! Je crois que c’est la première fois de ma vie. Nous avions un vol à 9h, on s’est levé à 4h du matin pour prendre le bus vers l’aéroport, et on a quand même réussi à le louper à 20 minutes près !
Ne prenez jamais le bus à la Réunion pour aller à l’aéroport tôt le matin
Je vous assure, on n’a pas été aidé : un bus était garé au mauvais arrêt et nous est passé sous le nez. Puis une guichetière nous a donné une mauvaise info. Donc nous avons pris un bus qui a mis des plombes. Nous avons été coincés dans les embouteillages. Plan C : on appelle un taxi pour rattraper notre retard. Il n’est jamais venu. Voilà voila, des vacances qui démarrent en fanfare.
Dégoutés, on a pris un autre billet, mais…sans prévenir Air Austral que nous avions loupé notre avion. Dans ma tête, réminiscence de tour du monde, je me dis « hum, je crois que le vol retour peut être annulé si on ne se pointe pas à l’aller ». Mon mec : « mais noooon c’est bon ». Spoiler alert, ce n’était pas bon ^^. Mais nous ne le savions pas encore. Donc lui, adorable, nous dégote deux vols aller pour quand même partir. Parce qu’il faut savoir que moi j’étais au bout du roul’s, en pleurs, j’avais beaucoup, beaucoup travaillé, et je les voulais ces vacances.
Précisons que quelques semaines après notre retour, un accord entre l’EU et les compagnies aériennes a été votée pour que cette règle pas très fair-play du no-show n’existe plus. Histoire de nous dégouter encore plus, vous comprendrez mieux en lisant la suite.
L’arrivée au bout de notre vie
Bien sûr, le second vol pris avec Air Mauritius comportait une escale de 4h à Maurice. C’est TRES long 4h, dans un si petit aéroport, lorsque l’on s’est levé à 4h du matin. On a au moins pu retirer des roupies mauriciennes à l’aéroport, c’est toujours ça de pris.
Nous sommes finalement arrivé à 22h à l’aéroport. Heureusement, l’hôte Airbnb qui proposait des repas a bien voulu nous cuisiner un truc. En effet, nous n’avions pas eu de vrai repas de la journée.
Jour 2 à l’ile Rodrigues : mission, trouver un scooter
Un réveil en fanfare
Nous avons été réveillés à 7h du mat par des bruits de travaux, et ça a été comme ça pendant toutes les vacances. Alors certes, l’hôte m’avait prévenu 2 jours avant le départ qu’il risquait d’y avoir du bruit à partir de 8h (sans baisser son prix bien sûr), mais je ne pensais pas être réveillé tous les jours aussi tôt.
Le logement était décevant, bien trop cher. Nous pensions avoir un logement indépendant, avec toute l’intimité nécessaire, on a eu une extension de la maison de nos hôtes, séparée par une mince cloison. Mais soit, le mari est très sympa, on décide de ne pas se laisser abattre et de chercher un scooter. Ne réussissant pas à trouver d’infos sur internet, on va à pied squatter l’office du tourisme au centre ville de Port Mathurin. Si jamais, ils offrent une connexion internet gratuite.
A la recherche de notre autonomie
A force d’appeler des sociétés de location de scooter, nous comprenons qu’il nous faut un permis moto pour espérer louer quelque chose. Bien sûr, aucun de nous deux n’a le permis moto et la seule solution était de louer un scooter électrique. Nous finissons donc par tomber sur Hervé, notre sauveur, dont je vous ai parlé plus haut. Seulement, il n’avait qu’un scooter électrique disponible 2 jours durant notre séjour, donc il a fallu composer avec cette donnée. Et je peux vous dire que c’est très handicapant.
Le midi, on a été manger au resto (je n’ai AUCUNE bonne adresse de restaurant à vous partager malheureusement. J’ai soit été malade, soit ce n’était pas terrible ou surgelé) et on a essayé de se balader sous un temps mi figue mi couscous comme dirait mon amie Marie.
Jour 3 sur l’île Rodrigues : Découverte des plages et balade sur la côte
La balade incontournable de Gravier à Trou d’Argent
Voici l’une des rares journées de beau temps, et durant laquelle on a bien pu profiter. Avec le scooter, c’était vraiment cool de se déplacer et d’admirer les superbes points de vues (surtout que ce n’est pas moi qui conduisait haha). Nous nous sommes rendus à Anse Mourouk, puis avons poursuivi à Gravier pour amorcer un incontournable sur l’ile Rodrigues; la balade le long de la côte de Gravier à Trou d’Argent. A Gravier, le départ est très bien indiqué par un panneau.

Juste avant notre balade, nous avons mangé à un resto du coin (j’avais pris un poisson au goût hyper fort, mais les beignets étaient très bons et je me suis faite un poto chien trop mignon).
Départ en début d’après midi pour environ 4 heures de balade aller-retour en comptant quelques arrêts baignades (attention, sur les panneaux il est indiqué 4h aller, ce que je trouve exagéré mais tout dépend de si vous avez l’habitude de marcher). C’est vraiment très beau et cette balade m’a rappelé une que j’avais faite depuis Anse des Cascades lors de nos 4 jours en van à la Réunion. Faites très attention aux courants lorsque vous nagez dans les différentes anses. Ils sont très traitres et des accidents peuvent survenir. Lorsque nous y étions, le courant était très fort donc on a du oublier le snorkeling ^^. Mais sinon c’est apparemment très sympa, donc n’oubliez pas votre masque et tuba si la saison s’y prête. Mon spot préféré a été Anse Bouteille !
Après un petit arrêt plage, nous avons fait demi tour et sommes passés acheter de quoi faire un apéro sunset vers Anse Mourouk.

Le drame de la batterie
Une fois rentrés, pour recharger notre scooter électrique, nous sortons la batterie discutons avec les hôtes, la batterie à la main. (Souvenez-vous de ce détail). Nous nous rendons dans la chambre et la branchons sur l’une des prises, comme nous l’a indiqué Hervé. La batterie recharge nickel, et nous regardons un film.
Quelques minutes après, ca sent le cramé, Alex capte direct et la débranche. Et là, c’est le drame. On se rend compte que le bout de la batterie a cramé et que le cache prise autour de la prise a fondu, alors que la veille nous l’avions rechargé sans soucis sur une autre prise. Fantastique.
Si jamais, Hervé avait zappé de nous dire qu’à l’extérieur de son bureau de réservation, il avait une prise à dispo pour recharger les scooters…

Jour 4 : Mont Lubin et Réserve François Leguat pour voir les tortues
Nouvelle journée avec un temps bien gris et de la pluie toute la nuit. Donc là, souvenez-vous, on a un soucis : la batterie n’a pas chargé, et on a une prise un peu fondue. On prévient direct la proprio en s’excusant, et on prévoit la venue d’un électricien pour faire réparer et la rembourser. En attendant, on repart chez Hervé pour prendre une autre batterie et pouvoir démarrer la journée.
Il nous la remplace nickel (et ne semble pas du tout s’offusquer de l’incident^^).
Rencontre avec les tortues de Rodrigues
Après 30 minutes de conduite, nous arrivons à la réserve des tortues François Leguat ( avec une accalmie temporaire des catastrophes). La visite de la réserve est super cool : on voit des petits bébés, on câline les grosses mémères qui sont très demandeuses de contacts et étendent leur grand cou. Il faut savoir que l’ile Rodrigues abritait la plus grande population de tortues terrestres au monde. Elles sont désormais 3000 à évoluer dans cet environnement naturel. On poursuit par la visite de la grotte qui est très intéressante. Notre guide, hyper sympa, y était pour beaucoup.
On passera le gros con qui essaye de nourrir une tortue avec les feuilles d’un arbre toxique, alors qu’il est répété je ne sais combien de fois de ne pas nourrir les tortues. Sans parler que le guide nous avait dit juste avant que cet arbre là, précisément, était toxique.
Après la visite, nous avons déjeuné au restaurant avec une pizza ourite (le zourite version Péi, ou le poulpe pour les autres). C’était bon mais siiiiii gras. Le début de la fin pour mon estomac, mais je ne le savais pas encore aha.
Ne manquez pas le petit musée également avec un squelette de Solitaire, le cousin du Dodo.
Réserve François Leguat : ouvert 7/7 de 9h à 17h, visites guidées seulement à 9h30 – 10h30 – 13h30 – 14h30
La visite coûte moins de 20 euros je crois.

Le petit point de vue de Mont Lubin
Sur le chemin nous nous sommes rendus au sommet du Mont Lubin. C’était couvert bien sûr. (Je suis mi morte de rire, mi je me fais de la peine en écrivant cet article).
Nous devions rentrer en fin de journée pour être là quand l’électricien est venu. Verdict : il n’y avait pas plus de dégât que cela, il fallait juste changer le cache prise. Eh bien, il a changé le cache prise qui était à côté également, et comme par hasard il en a profité pour changer le type de prise aussi… Bref, salut les pigeons. On était soulés, mais souléééééés.
Jour 5 : Tyrolienne Ti Rodrigues et encore des galères
La tentative foireuse des vélos électriques
Nouveau jour pour une nouvelle galère. N’ayant plus de scooter à disposition, nous nous sommes dit, génies que nous sommes, que nous allions prendre des vélos électriques chez Hervé. Alors, quand je parle de vélos électriques, je parle d’une sorte d’énorme vélo cargo à trois roues, et d’un autre très lourd avec deux pneus dignes d’une moto.
Sur le plat tout allait bien, puis on a commencer la montée vers Mont Lubin. Quelle folie. Déjà le cargo ne passait pas dans les chemin étroits (et très pentus) qui faisaient office de raccourcis. Ensuite, mon vélo à moi avait un soucis et la batterie ne s’enclenchait pas bien dans les immenses montées. Donc, je devais pousser le vélo qui était plus lourd que moi, et je partais en marche arrière. Je me voyais déjà péricliter jusqu’en bas mdr. Bref, après 40 minutes de galère totale, on a abdiqué, fait demi tour et Hervé nous a gentiment remboursé.
Un bon petit déjeuner chez Amelie’s patisserie
Mon entrain commençant très sérieusement à être mis à l’épreuve (et mon pauvre chéri qui essayait de mettre toute la positive attitude possible pour compenser haha), on a poursuivi la journée par un bon gâteau à une pâtisserie que j’avais repérée à Port Mathurin : Amelie’s patisserie. Pour le coup, je vous conseille cette adresse à 1000%. Elle propose plein de boissons différentes, comme des lattés, des mochaccinos, mais surtout des gâteaux faits maisons incroyables. Tout me donnait envie mais j’ai jeté mon dévolu sur le carrot cake ! Un des meilleurs que j’ai mangé de ma vie, pas trop sucré, un moist inégalable. Après ça, je ne voulais faire que d’y retourner parce que c’était ma lumière au bout du tunnel de m***.

Lorsque que vous êtes au centre ville de Port Mathurin, vous verrez un panneau qui indique la pâtisserie, elle est située dans le patio d’un hôtel.
8C9F+C65, Barclay St, Port Mathurin
Bus pour Tyrodrig et les tyroliennes
Une tyrolienne de 250 mètres (la plus grande de l’océan indien qu’ils disaient, mais je crois qu’en fait la plus grande est à la Réunion) avec une superbe vue, il n’en fallait pas plus pour qu’on décide d’aller y faire un tour. L’avantage est qu’on peut facilement s’y rendre en bus, si vous êtes des galériens comme nous. Nous l’avons pris à la gare routière de Port Mathurin, direction Palissade (terminus Anse Mourouk). Bien sûr, bien demandez aux conducteurs si le bus s’y rend bien pour ne pas avoir de mauvaises surprises, car plusieurs bus sont possibles.
On y est en 20 minutes. Ensuite, arrivé à Palissade, il faut marcher encore 25 minutes je dirai (les durées sont approximatives car je n’avais pas pris de notes). Les tyroliennes sont indiquées sur google maps, et un panneau vous signale quand tourner, juste après le restaurant Chez Paulina.
Le bureau est dans une sorte de petite grotte. Quand nous y étions il n’y avait personne, mais c’est bien là. Nous avons fait un tour, le temps d’admirer la vue et de nous faire un poto (un petit chiot) tout mignon. Puis on a pu démarrer les tyroliennes. Nous étions avec une famille de 6 personnes, hyper sympa, et les moniteurs étaient aussi très cool.
Comptez 30 euros et 1h30 environ. Accessible à tous
Ouvert tous les jours de 9h à 17h. Téléphone : +230 5499 6970 (mais nous nous sommes pointés sans réserver)

Jour 6 : la journée bateau de l’enfer et le début de la fin
Le bateau sous la tempête
Toujours plus dans le drama haha.
Nous voulions absolument faire une journée bateau pour faire du snorkeling et profiter des magnifiques fonds de l’ile Rodrigues. Deux jours avant, je réserve donc avec Tonio (qui a un resto à Gravier), conseillé par Hervé. Voici le contact de Sandy qui bosse là bas : +230 58 76 14 27. Vous pouvez la contacter via Whatsapp.
On prend un taxi pour être sûrs d’être à l’heure (je vous conseille Sydney, très gentil : +230 58 7570 30) pour un départ à 9h. Arrivés là bas, nous ne sommes que deux, avec un vent déjà bien présent et un ciel pas terrible terrible. On charge le petit bateau et là, le ciel se dégage, on y croit. Le guide est super sympa, on rigole bien, la journée commence bien.
Premier spot de snorkeling, c’est magnifique. L‘eau est froide certes, mais on voit plein de beaux poissons et une murène. Je précise que la veille, on avait galéré à trouver un masque et un tuba car j’avais oublié les miens à la Réunion. Masque que l’on a finalement trouvé à un bazar de Port Mathurin, pour une prix bien plus cher qu’à Decathlon, vous pensez bien. Le masque en question n’était vraiment pas terrible, mais mon amoureux, toujours soutenant, m’a filé le sien pour ne pas que je sois embêtée. Puis le courant est arrivé, le ciel s’est couvert, la visibilité a fortement baissé, nous sommes donc remonté dans le bateau.
La bérézina
Et là, le temps s’est vraiment dégradé et il a commencé à pleuvoir juste avant de se rendre au second spot : l’île de l’Hermitage. Là bas, on peut monter quelques mètres pour avoir une vue à 360°. Dites vous que ça soufflait si fort que je n’arrivais pas à tenir debout en grimpant tout en haut, j’ai failli tomber. L’averse s’est alors transformée en méga pluie. Ce qui ne nous a pas empêché d’aller sur le troisième spot, où nous devions initialement faire le barbecue pour déjeuner. Ca s’appelle le déni. Là, nous avons été littéralement trempés jusqu’aux os, tremblants de froid.
On a fini par se rendre à l’évidence : ce temps apocalyptique n’était pas prêt de s’arranger. On est donc reparti, trempé, grelottant, les lèvres bleues (je suis TRES frileuse). L’idée était d’aller dans la maison du responsable pour manger le repas qui avait déjà été préparé. Sauf que nous avons mangé sur la terrasse, toujours avec le vent et toujours trempés. L’enfer. Surtout qu’il a fallu attendre longtemps car pas facile de faire un barbecue avec ce temps. Bref, un fiasco. On aurait clairement du rentrer direct.
Je ne me souviens plus du prix, mais il me semble que c’était entre 40 et 45 euros par personne la journée. Donc vraiment très raisonnable. Le guide était top donc je vous recommande le contact.
Le retour et la maladie
Le retour a été horrible, mal de ventre, j’ai dormi dans le taxi. En attendant que le taxi arrive, je m’étais quand même fait des potes chiens plein de tiques, qui me faisaient des câlins, tandis que j’étais assise sur le trottoir telle une punk à chiens^^.
Arrivée à la maison, c’était la cata : fièvre, suée de ouf, bref, l’intoxication alimentaire carabinée. Je soupçonne le restaurant de la veille et des crevettes sans doute surgelées.
Jour 7 : Clouée au lit
J’ai rien d’autre à dire haha. Rien mangé, temps de merde, rien à faire, heureusement la veille on s’était arrêté à la pharmacie pour prendre quelques médicaments et limiter les dégâts. A partir de 17h internet ne fonctionnait plus, donc impossible de mater un film. Heureusement nous avions nos livres, et notre seum pour passer le temps.
Puis vient le temps de s’enregistrer pour le vol de retour. Mais bizarrement, mon mec n’avait toujours rien reçu. Je sens la blague se profiler… à 10 minutes de la fermeture des bureaux Air Austral, on a fait appeler Air Austral pour nous, qui nous confirme que nous n’avons plus de vol retour à cause de la règle du no-show. Franchement, quand je me relis, je me dis, mais comment ai-je survécu à quasi 15 mois de tour du monde solo ? Ma vigilance s’est sans trop trop relâchée.
Bref, Air Austral nous dit de racheter un billet et qu’on pourra se le faire rembourser à la Réunion. Comme vous vous en doutez, ils n’ont jamais voulu nous rembourser. Nous avons juste eu 96 euros de remboursement chacun pour les taxes d’aéroport. Grosse blague.
Jour 8 : Heureux de partir de l’ile Rodrigues
La joie et la délivrance de se barrer de l’ile Rodrigues était immenses, vraiment. Toujours sous un temps de merde. Total de cette expérience qui nous a rajouté du stress et de la charge mentale, alors qu’on voulait juste décompresser ? A peu près 1000 euros de billet d’avion pour un voyage qui aurait du nous coûter à la base 316 euros, voilà voilà. Et merci Air Austral hein !
Je ne vous raconte pas le bonheur de rentrer à la Réunion, dans notre chez-nous, de retrouver mon chat d’amour et le soleil. Pour résumer, vivement le prochain voyage en Afrique qui, on l’espère, sera plus agréable ! Toutes ces péripéties ne m’empêchent pas de voir tout le potentiel de l’ile Rodrigues et de vous conseiller d’y faire un tour. Après une telle poisse, j’ai essayé de jouer au loto pour voir si la routourne allait tourner. Même pas.
Tout ça pour dire, surtout, si vous hésitez entre ile Rodrigues et ile Maurice, et que comme moi vous aimez la nature, la simplicité et l’authenticité, go Rodrigues sans hésiter.
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